Phnom Penh Contemporary ouvre ses portes aux visiteurs les 14 et 15 novembre sur inscription
La première édition réunit une quinzaine d’artistes à la RUFA, avec une vente aux enchères silencieuse et un espace dédié à l’art sacré autochtone.
En bref
- Première édition du 12 au 16 novembre 2026 à l’Université royale des beaux-arts de Phnom Penh, portée par l’Anicca Foundation.
- Une quinzaine d’artistes cambodgiens ou liés au Cambodge exposent, dont Leang Seckon et Hul Kanha.
- Les journées publiques se tiennent sur inscription, la vente aux enchères silencieuse court du 8 au 16 novembre.
Le public peut découvrir Phnom Penh Contemporary le samedi 14 et le dimanche 15 novembre 2026, sous réserve d’une inscription préalable. Les deux journées qui précèdent, tout comme la réception du 16, ne s’adressent qu’aux invités. D’après Cambodgemag, l’événement prend ses quartiers au sein de l’Université royale des beaux-arts (RUFA).
Une première édition dans une école historique
Organisée par l’Anicca Foundation, cette édition inaugurale dure cinq jours sur le site de la RUFA. Environ quinze créateurs, originaires du Cambodge ou attachés à ce pays, y présentent leurs travaux : des noms confirmés, des valeurs en ascension, des débutants et quelques artistes de la diaspora.
Selon le dossier de presse, quatre d’entre eux sont particulièrement mis en lumière. Leang Seckon y est décrit comme l’un des plasticiens cambodgiens contemporains dont la renommée internationale est la plus forte, son œuvre superposant les strates autour de la mémoire et de l’histoire nationales. Channy Chhoeun représente animaux et nature dans des teintes éclatantes. Hul Kanha, figure en progression, aborde les femmes, l’identité et le vécu social à travers photographie, peinture, collage et techniques mixtes. Thang Sothea conçoit des installations et des sculptures qui interrogent la mémoire, le paysage et la spiritualité.
Le site est chargé d’histoire : selon le dossier de presse, George Groslier et sept artistes cambodgiens ont créé l’établissement en 1917, à la demande du roi Sisowath. Le roi Norodom Sihamoni encourage personnellement la manifestation, qui reçoit aussi l’appui du ministère de la Culture et des Beaux-Arts, de la RUFA, de la Henry Luce Foundation et de l’Institut français du Cambodge. Le rôle de patron fondateur revient à Neak Okhna Sear Rithy.

Qui peut venir, et quand
- Des œuvres modernes provenant d’une collection privée sont proposées lors d’une vente aux enchères silencieuse.
- Ouverture le matin, sur invitation, avec visites guidées par les curateurs et directeurs pour partenaires, médias, collectionneurs et ambassades.
- Seconde journée d’aperçu, toujours sur invitation.
- Journées publiques, sur inscription.
- Réception à 19 h, sur invitation, et cérémonie de clôture publique.
Art sacré autochtone, étudiants et programme parallèle
Le soutien de la Henry Luce Foundation permet de réserver un lieu à l’art sacré autochtone. Pour les organisateurs, ces traditions figurent rarement dans les grandes expositions.
Au programme figurent également des conférences d’artistes, des débats, des visites pour les scolaires et la « Contemporary Alley », où se retrouvent restauration, étudiants artistes et activités communautaires. Ouverte au public, la cérémonie de clôture dévoilera le premier prix du jeune artiste, puis laissera place à des performances en direct.
Les étudiants de la RUFA apprennent ainsi à organiser une exposition, pendant que de jeunes créateurs ont la possibilité de montrer et de commercialiser leurs travaux, avant de concourir pour ce prix attribué pour la toute première fois.
L’ambition affichée et le calendrier de la Francophonie
Les organisateurs entendent faire connaître l’art du Cambodge, rapprocher les artistes de collectionneurs et d’institutions, et faire de Phnom Penh une étape culturelle de l’Asie du Sud-Est. Marina Pok résume cette ambition dans le dossier de presse : « Après dix ans à partager des parcours artistiques au Cambodge, il est temps d’incarner notre mission : servir de relais entre une voix contemporaine cambodgienne en pleine croissance et l’appétit du marché mondial pour une communauté créative aux racines solides. »
La manifestation se tient en même temps que le XXe Sommet de la Francophonie, que le Cambodge reçoit les 15 et 16 novembre, avec près de quatre-vingt-dix délégations ainsi que des chefs d’État. Par ailleurs, une course pour la Francophonie aura lieu à Phnom Penh le dimanche 1er novembre.
Photo : Greta Hoffman / Pexels
