Une nouvelle étude révèle un lien entre TDAH et démence

Image d'illustration. Le désordre mental.ADN
Une récente étude soulève des préoccupations majeures en mettant en lumière un lien troublant entre le Trouble du Déficit de l'Attention avec Hyperactivité (TDAH) et un risque accru de développer une démence.
Tl;dr
- Une étude établit un lien entre le TDAH et la démence.
- Les sujets atteints de TDAH présentent une accumulation de fer dans le cerveau.
- Une diminution du taux de fer dans le cerveau pourrait être une piste thérapeutique.
Le TDAH et la démence : un lien potentiel
Une récente étude a révélé l’existence d’un lien potentiel entre le trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) et un risque accru de démence.
Ce trouble neurodéveloppemental, qui touche environ 3,5 % des adultes, est caractérisé par une incapacité à soutenir l’attention, ainsi que par des niveaux d’hyperactivité et d’impulsivité inappropriés.
Une accumulation de fer dans le cerveau
Les chercheurs des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) et de l’Université de Genève (UNIGE) ont mené une étude sur 32 adultes atteints de TDAH et 29 adultes sans trouble de l’attention. Ils ont utilisé une technique d’imagerie cérébrale avancée et ont constaté une accumulation de fer dans certaines régions du cerveau des participants atteints de TDAH.
« Une surcharge en fer dans certaines régions du cerveau est souvent observée et est associée à un stress oxydatif accru, favorisant la dégénérescence neuronale », précisent les auteurs.
Des taux de neurofilaments plus élevés
Les chercheurs ont également observé des taux plus importants de neurofilaments – des fibres qui soutiennent les neurones – dans le sang des sujets atteints de TDAH.
La présence élevée de ces fibres reflète des dommages aux axones, structures essentielles à la transmission nerveuse. L’augmentation conjointe du fer cérébral et des niveaux de neurofilaments pourrait indiquer une pathologie neurodégénérative sous-jacente.
De nouvelles pistes de recherche
Ces découvertes ouvrent la voie à de nouvelles recherches pour comprendre comment le TDAH pourrait constituer un facteur de risque de démence. Le Pr Paul Unschuld, principal auteur de ce travail, estime que les informations fournies par cette étude « permettront de développer des stratégies de prévention ciblées pour réduire les risques ».
Il évoque notamment la corrélation entre mode de vie et niveaux de fer cérébral, suggérant qu’une diminution du taux de fer dans le cerveau pourrait constituer une piste thérapeutique prometteuse.
