Taux d’intérêt : la baisse pourrait-elle vraiment limiter la chute des prix immobiliers ?

  Le courtier en ligne Pretto estime qu'une diminution significative des taux d'emprunt et une légère hausse de salaire pourraient contribuer à éviter une importante baisse des prix de l'immobilier.

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Alors que les prix des logements existants entament un mouvement à la baisse, Pretto considère que celui-ci pourrait être rapidement compensé – voire stoppé – par une nouvelle diminution des taux d’intérêt.

Ce scenario impliquerait un marché immobilier plus équilibré, avec une baisse des prix limitée à 10%

L’espoir d’une baisse importante des taux d’emprunt en 2024 #

Pretto pense que les taux d’intérêt pourraient diminuer de manière significative cette année, jusqu’à 1,5 point d’ici fin 2024, à condition qu’aucun événement imprévu ne vienne raviver l’inflation.

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Les premières baisses de taux sont déjà perceptibles, et le retour d’une concurrence entre les banques semble amorcer un nouveau cycle vertueux pour les emprunteurs.

Les établissements financiers bénéficient eux-mêmes de la diminution de leurs coûts de refinancement grâce au relâchement important des rendements obligataires observé ces deux derniers mois.

Exemple concret d’un couple de jeunes emprunteurs #

A titre d’exemple, Pretto cite le cas d’un jeune couple ayant obtenu un prêt à 4% sur 25 ans au début du mois de janvier, alors que des simulations réalisées en octobre 2023 indiquaient des taux compris entre 4,30% et 4,50%. Les baisses de taux annoncées pourraient donc permettre aux emprunteurs de voir leur pouvoir d’achat immobilier s’améliorer.

Vers un nouvel équilibre après une baisse des prix de 10% #

Malgré une diminution du pouvoir d’achat immobilier de 30%, due à la hausse des taux d’intérêt passés de 1% à 4,5% en deux ans, Pretto estime que la baisse totale des prix amorcée fin 2022 dans certaines régions pourrait ne pas dépasser 10% d’ici fin 2024. Cela s’expliquerait par les baisses de taux attendues et par les augmentations de salaires déjà proches d’une moyenne de 5% en 2022 et 2023. Ce scenario signifierait qu’une nouvelle dynamique pourrait être atteinte grâce à ces éléments conjugués.

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Des opportunités de négociation pour les acheteurs #

Dans des villes comme Paris, Lyon ou Nantes, où les prix ont déjà fortement baissé l’année dernière, cette diminution des valeurs pourrait se terminer plus rapidement qu’ailleurs si elle devait se limiter à une baisse moyenne de 10% sur deux ans. Au début de cette année, le courtier observe quotidiennement des offres acceptées jusqu’à 10% en dessous du prix initial et conseille de ne pas hésiter à proposer jusqu’à 15% en-dessous des prix affichés pour entamer les discussions, notamment pour les biens nécessitant d’importants travaux de rénovation.

Retour à une croissance en volume à partir de 2025 #

Toutefois, Pretto pense que le marché résidentiel français ne pourra retrouver une dynamique de croissance en termes de volume qu’une fois cette baisse des prix réalisée, c’est-à-dire en 2025 après une année où les volumes devraient rester en dessous de 900 000 transactions. Cela impliquerait un redémarrage progressif du marché immobilier, soutenu par des taux d’emprunt plus attractifs et une légère hausse des salaires permettant de compenser partiellement la baisse du pouvoir d’achat immobilier constatée ces dernières années.

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